Je ne possède aucun des personnages de la série.
Il ne fait pas bon de se remettre à regarder de vieilles séries qui passent à la télé, surtout quand elles font parties des coups de cœur de votre jeunesse... Et surtout si elle parle de relation fraternelle et paternelle fortes...
SAISON 2 EPISODE 21 (Éruption) : Pensées croisées de Dominic et Stringfellow alors qu'ils arrivent à la galerie condamnée pour sauver les prisonniers de la mine.
Bon, on se refait pas, mais la détermination de String, l'angoisse de Dominic et la manière dont il s'écroule dans ses bras à la fin, tout ça, ça titille mes émotions et j'avais envie d'une vraie conclusion à la scène.
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
LES PRISONNIERS DE LA MINE
Ce fut en cherchant à localiser le médecin pour aider la femme enceinte de Gradovitch que Dominic et Stringfellow comprirent qu'il se passait des choses étranges dans la petite ville minière et que l'explosion du volcan avec son nuage de cendres n'était même pas le plus préoccupant. Non, les gestionnaires de la mine de cuivre avaient des manières bien à eux de gérer les problèmes et en discutant ils venaient de comprendre que le médecin avait été enfermé avec deux autres contestataires dans la galerie numéro 7… Une ancienne galerie condamnée l'année précédente et qui risquait de s'effondrer à tout moment à cause des répliques sismiques de l'éruption.
Aussitôt, Dominic et Stringfellow se firent montrer le chemin par Bowden, le comptable de la compagnie, pendant que Gradovitch partait chercher des collègues mineurs pour monter une équipe de sauvetage.
En arrivant, sur place, Stringfellow frémit en constatant que la poutrelle de soutien de la galerie avait commencé à se tordre. Ces gens étaient vraiment des dingues ! Comment avaient-ils pu enfermer des êtres humains dans cette galerie ? Qu'est-ce qu'ils pouvaient bien ressentir à se voir mourir ensevelis sous des tonnes de débris ? Lui qui en avait déjà fait l'expérience à plusieurs reprises dans sa vie, il savait comment la terreur paralysait les membres et le souffle pendant que les battements de votre cœur accéléraient. Il devait les sortir de là.
La porte était fermée par un cadenas. Il le tritura pour s'il voulait bien lâcher tout en demandant s'il y avait bien quelqu'un dans la galerie. Personne ne lui répondit, mais il refusa de penser au pire. Avisant une barre de fer sur le sol, il demanda à Dominic de lui passer et explosa le cadenas d'un coup précis. Il jeta la barre d'un geste rageur sur le sol et déverrouilla la porte, prenant la torche que lui tendait le comptable avant de foncer tête première à l'intérieur sans réfléchir. Il n'avait plus le temps pour ça.
Le cœur battant, Stringfellow fit quelques pas à l'intérieur, se heurtant à des rochers. Une partie de la galerie s'était déjà effondrée et lorsque Dominic lui demanda s'il voyait quelque chose, il répondit d'un ton sombre et résigné.
- Il n'y a rien à voir. Il y a seulement un mur…
La galerie était en partie écroulée. Il y avait bien encore la structure, sans doute par endroit, et peut-être que les prisonniers avaient pu se mettre à l'abri, mais comme le jeune homme n'était pas un optimiste de nature… Il prit tout de même une inspiration et tenta d'appeler de nouveau.
- Il y a quelqu'un ? Il y a quelqu'un ?
Personne ne lui répondit et un bruit se fit entendre. Dominic se retourna, découvrant les mineurs qui venaient en renfort pour les aider.
- C'est complètement bloqué, nous n'avons aucune chance ! Lança le vieux pilote.
- On voit bien que vous n'êtes pas un mineur, lui répliqua Gradovitch en s'engouffrant à l'intérieur avec ses collègues. C'est un mot qu'on ne connait pas.
- Faites attention où vous mettez les pieds surtout, leur conseilla Dominic.
Stringfellow ne put s'empêcher de noter le côté attentif à tout le monde de son ami et se baissa pour prendre une pioche. S'il restait vraiment un espoir, il allait les aider à les tirer de là !
Dégager la galerie n'était pas facile, mais les hommes étaient motivés et peu à peu, ils parvinrent à évacuer des pierres et à progresser de plus en plus profondément dans la mine. Stringfellow ne ménagea pas sa peine, serrant les dents sous le poids de certains blocs, mais parvenant à les évacuer.
Dominic était en bout de chaîne, s'emparant des pierres dégagées pour les mettre plus loin et il observait avec une certaine angoisse la manière dont Stringfellow s'enfonçait de plus en plus loin dans le tunnel instable. Poussé par l'envie de sortir ces gens de là, il était prêt à prendre tous les risques, comme d'habitude, et son inquiétude monta d'un cran quand le volcan cracha un panache de fumée, provoquant un séisme qui secoua toute la montagne.
Des rochers tombèrent non loin de Dominic qui se plaqua contre la paroi extérieure. De la poussière l'entoura et il aurait été sage qu'il s'éloigne en courant de la galerie pour se mettre à l'abri, mais son gamin était là dans cette mine et il courut vers l'ouverture en hurlant.
- String ! String ! String !
Tout était en train de s'écrouler dans la galerie. La poussière était de plus en plus épaisse. Les mineurs eux-mêmes faisaient demi-tour, mais Dominic ne voyait pas le jeune pilote et son angoisse monta d'un cran. Des pierres se détachaient de partout à l'intérieur et si jamais il était blessé, est-ce que ces types le sortiraient d'ici lui aussi ?
- String !
Son instinct lui disait aussi de se ruer à l'intérieur pour aller le chercher lui-même, mais les hommes qui sortaient, obstruait le chemin. Il était impossible de se croiser et il ne pouvait pas se faufiler entre eux.
...
La secousse fut d'une telle violence, que Stringfellow crut que sa dernière heure était arrivée. C'était comme si toute la montagne était soudainement prise de spasmes. Des pierres se décrochèrent autour de lui et il en reçut une sur l'épaule qui le fit glapir de surprise. Par chance, elle n'était pas très grosse et il savait qu'il n'était pas blessé. En revanche, la poussière était de plus en plus épaisse. Elle lui piquait la gorge et le nez, mais il ne pouvait pas reculer. Il venait de percevoir des cris. Ils étaient tout proches. Il ne pouvait pas abandonner maintenant.
Ce fut à cet instant qu'il perçut d'autres cris… Dominic ? Dominic qui hurlait son nom, lui faisant comprendre que la situation était en train de dégénérer. D'ailleurs, certains mineurs n'hésitèrent pas à faire demi-tour, affolé, mais le jeune homme continua à aider les derniers à dégager le passage. Il sortirait ces gens d'ici !
...
De son côté, Dominic continuait à hurler.
- String ! Reviens ! String !
Au fur et à mesure que les hommes sortaient du tunnel, il était de plus en plus inquiet. Qu'est-ce qu'il fabriquait ? Est-ce qu'il était vraiment prêt à se faire tuer pour sauver des gens qu'il ne connaissait pas ? Bien sûr… Il était Stringfellow Hawke, non ? Il ne pouvait pas agir autrement, mais Dominic se sentait de plus en plus désespéré. Il pourrait au moins lui dire qu'il allait bien en criant lui aussi !
La poussière était retombée un peu et la montagne tremblait toujours. Dans cette mine, il ne restait plus que le premier mineur, Gradovitch et Stringfellow. Tous les autres étaient assemblés dehors. Tous étaient persuadés qu'il n'y avait plus rien à sauver et que les deux hommes qui n'étaient pas ressortis avaient péris sous les débris eux-aussi.
Dominic avait arrêté de crier, la tête basse, il se sentait désespéré. Ce n'était pas possible, String ne pouvait pas être mort de cette façon, mais ce fut à cet instant que Gradovitch hurla de l'intérieur.
- On les a trouvés !
Dominic sursauta.
- Gradovitch !
Si lui était en vie, Stringfellow ne devait pas être loin et du coup Dominic fut le premier à s'engouffrer dans la galerie. Il devait le sortir de là !
...
Stringfellow avait mal à chaque respiration, il ne savait plus trop où il était, mais Gradovitch était à ses côtés. La galerie leur permettait de se tenir un peu mieux debout à cet endroit et ils perçurent enfin les cris des prisonniers. Il entendit le mineur hurler qu'il avait besoin d'aide et continua à tenter de dégager le passage tout en toussant de plus en plus.
...
Les autres mineurs s'engouffrèrent à la suite de Dominic et ils se précipitèrent pour faire évacuer leur collègue et les prisonniers. Il laissa passer la première personne qui avait failli être enseveli, les mineurs et agrippa un deuxième prisonnier pour l'aider à sortir. Il aurait bien aimé attendre Stringfellow, mais ce type avait besoin d'aide et il le tira à l'extérieur.
...
A l'intérieur, Sringfellow toussait, titubait et il était à deux doigts de s'écrouler. Gradovitch lui hurla qu'il fallait sortir de là le plus vite possible et il ne se le fit pas dire deux fois, surtout qu'il continuait à tousser. Ses yeux le piquaient. Le sang pulsait à ses tempes et chaque respiration était incertaine. Voir le jour le motiva et il pressa le pas, titubant de plus en plus.
...
Dominic aida le type à s'asseoir et tourna la tête. Dans la poussière, il distingua enfin la silhouette qu'il attendait et se précipita vers lui. Stringfellow tanguait et il l'agrippa par les bras par peur qu'il ne s'écroule.
- Ah ! ça va ? S'exclama-t-il à la fois soulagé et inquiet de le voir à deux doigts de s'écrouler.
...
Stringfellow était totalement déboussolé et il ne réagit pas tout de suite quand des bras l'agrippèrent, mais il reconnut la voix. Dominic… Un profond soulagement remonta en lui et quand il lui demanda s'il allait bien, il s'écroula dans ses bras en murmurant d'une voix rauque pour le rassurer.
- Oui…
Dominic le sentit s'effondrer en avant et le cramponna doucement pour ne pas qu'il s'écroule totalement par terre. Il sentit le jeune homme s'agripper à lui fermement pendant qu'il toussait, la tête dans ses bras. Dominic le serra contre lui, le tenant par le cou d'une main et lui tapant doucement dans le dos de l'autre Il était tellement heureux de voir qu'il allait bien. Tout aurait pu très mal tourner.
Stringfellow resta prostré en deux quelques secondes, la tête contre le torse de Dominic et le visage enfoui dans ses bras, toussant douloureusement tout en luttant contre ses vertiges.
Mais sa toux lui faisait mal et il se redressa un peu, toussant plus fort pendant que ses jambes cédèrent sous lui. Dominic ne le lâcha pas, tentant de le garder debout, mais décidant finalement de s'agenouiller. De toute manière, il ne tenait plus sur ses jambes. Il le fit asseoir sur le sol et passa un bras autour de ses épaules pour le ramener contre lui.
Stringfellow toussait toujours et il se laissa faire. Il sentit même la main de Dominic ramener sa tête contre sa poitrine avant de rester sur sa joue. Le jeune homme toussa plus fort et trembla un peu. Sa respiration redevenait plus stable, mais il avait encore mal et Dominic murmura.
- Vas-y doucement. Je suis là. Vas-y doucement.
- Je vais bien, articula String entre deux quintes de toux violentes.
- Je sais, répondit Dominic, je sais, prends juste ton temps.
Stringfellow parvint à esquisser un sourire pendant que sa toux se calmait doucement. Il avait été inquiet, alors il ne bougea pas, même s'il aurait pu se redresser, profitant du moment et le laissant même secouer doucement ses cheveux plein de poussière.
- Dis-donc, tu as besoin d'un bon coup de peigne.
- Qu'est-ce que tu veux, tout le monde n'a pas les cheveux gris, marmonna Stringfellow en prenant deux inspirations profondes.
- Hey ! Attention à ce que tu dis ! S'exclama Dominic faussement outré.
Les deux se mirent à rire, ce qui déclencha une nouvelle quinte de toux à Stringfellow. Dominic posa la main sur son dos et murmura d'une voix douce.
- Allez, ne dit rien. Laisse ton souffle te revenir, fiston.
Ce dernier hocha doucement la tête et s'autorisa même à fermer les yeux pendant qu'il tentait de maîtriser sa respiration, appréciant la chance qu'il avait de pouvoir toujours compter sur ses bras.