Je ne possède aucun des personnages de la série.
Il ne fait pas bon de se remettre à regarder de vieilles séries qui passent à la télé, surtout quand elles font parties des coups de cœur de votre jeunesse... Et surtout si elle parle de relation fraternelle et paternelle fortes...
Pour le moment tout ce à quoi aspirer Stringfellow, c'était une semaine de vacances sauf qu'il aurait dû savoir que les choses ne se déroulent jamais comme il le voudrait
Hummm Qui est donc la personne qui a proposé ce mot alors que je suis en plein revival... ah lala ça ne pouvait finir qu'en mini fic cette histoire...
Ce texte a été écrit sur un thème des Nuits du FoF sur le thème "Hameçon"
(Rappel des règles : 1 thème pour une 1 heure entre 21h et 4h du matin)
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
TRAQUE DANS LES BOIS
Chapitre 1 : Partie de pêche compromise
Son envie de voler lui venait de son père, son goût pour la musique classique et le violoncelle de sa mère, sa connaissance en histoire de l'art de son grand père et sa passion pour la pêche de son frère aîné… Des gens qu'il avait aimés et qu'il avait perdu un à un au fil des années dans des conditions plus tragiques et violentes les unes que les autres. Il pensait à eux souvent, il parlait même dans le vide par moment… Il y pensait d'ailleurs en ce moment, pendant qu'il était assis au bord de son ponton, les jambes pendant dans le vide au-dessus de l'eau et qu'il préparait tranquillement ses hameçons.
Stringfellow aimait le calme de ce chalet au bord du lac Hemet, un lieu accessible uniquement à pied ou en hélicoptère, ce qui lui garantissait le calme loin de la foule. Ce qui n'était pas pour le déplaire, une légère agoraphobie s'étant aussi développée au fil des ans, mais pour le moment, il n'y avait pas de risques. Il avait fait comprendre qu'il lui fallait une semaine de vraies vacances et il allait la prendre, tranquillement chez lui. Tant pis si le contre-espionnage était en crise ou si le septième art était en péril. Il lui fallait du repos… ce qu'avait bien compris tout le monde.
Il avait donc décidé de commencer par aller pêcher une truite ou deux pour le dîner et puis, il ferait sans doute une sieste au bord du lac avant de remonter au chalet, cuisiner en écoutant un concerto… Dominic pouvait bien le taquiner en lui disant qu'entre deux missions il avait la plus calmes et la plus rangée du monde, mais cela ne le dérangeait pas, bien au contraire.
Pour le moment, Stringfellow se concentrait donc sur le choix de ses hameçons. Il avait déjà fini de mettre le reste de son matériel dans sa barque et avait même revêtu la tenue du parfait pêcheur. Cette journée s'annonçait parfaite.
Seulement, au moment où il allait descendre pour prendre place dans sa barque, un bruit de moteur lui fit lever la tête. Un soupir lui échappa et il referma la boîte contenant ses hameçons.
Même ici, il y avait des bruits qu'il préférait à d'autres. Les cris de l'aigle pêcheur qui venait planer systématiquement au-dessus de sa tête quand il jouait du violoncelle lui allait bien, le bruit de ce type d'oiseau, nettement moins !
Dominic lui avait bien dit qu'il viendrait passer une soirée autour du feu avec lui, mais pas aujourd'hui. Il avait des prises de vues à terminer pour le film sur lequel ils travaillaient, donc ce n'était pas lui et tout autres visiteurs le contrariait déjà, parce qu'il signifiait que le calme était fini.
Stringfellow jeta un coup d'œil à sa montre. En comptant qu'il avait été déposé par Dominic la veille au soir, cela lui donnait 12 heures de tranquillité et de vacances. Stringfellow referma sa boîte à hameçon et se leva du ponton. Il ordonna à son chien de s'éloigner et recula.
L'hélicoptère qui approchait était d'un blanc immaculé et cela lui arracha un autre soupir. Il n'accepterait qu'une seule excuse, que le monde soit au bord de la Troisième Guerre Mondiale et encore, il avait intérêt à lui donner de bonnes raisons pour débarquer comme ça au lieu de…
Une étrange sensation remonta le long de son échine… Archangel n'avait rien à faire ici. Il était attendu à Washington, au Congrès et tous se signaux d'alarme passèrent au rouge…
Des signaux qui lui firent comprendre qu'il avait raison, lorsque la porte de l'hélicoptère s'ouvrit et que le canon d'un M4 le visa.
- Cours Ted ! Hurla-t-il à son chien avant de courir lui-même le long de la jetée.
Les balles rebondirent sur le ponton, le manquant de peu et Stringfellow plongea dans la forêt, disparaissant sous le couvert des arbres. Il entendit l'appareil reprendre de l'altitude pour venir le survoler et le tireur tenta sa chance à travers les frondaisons.
Cependant, le jeune homme connaissait bien mieux le terrain que lui. Il grimpa une petite bute et se plongea tête première. Son corps dégringola lourdement le talus et s'immobilisa un peu brutalement à son pied. Stringfellow grimaça et recula précipitamment pour se caler entre deux rochers. Il ferma les yeux et tenta de calmer sa respiration. Pour le moment, il allait pouvoir profiter d'une accalmie parce qu'il n'était plus repérable de là-haut. Si ces types voulaient l'abattre ils allaient devoir se poser. Il y avait au choix le ponton ou la berge en contrebas. Dans les deux cas, ils allaient se poser sur le bas.
Stringfellow tourna la tête derrière lui. Alors, il fallait qu'il grimpe. Avec un peu de chance en passant le col il pourrait revenir au chalet par l'autre versant pour tenter de prévenir quelqu'un. Son seul moyen de contact était la radio dans le placard du salon. Toutefois, il n'était pas sûr que ce soit une bonne idée. Déjà parce qu'ils pouvaient très bien l'avoir trouvé et détruite et surtout parce qu'il n'avait pas spécialement envie qu'on ouvre le feu à tout va chez lui. Par contre, il avait l'avantage du terrain et ça, c'était un avantage non négligeable. Il savait où ils allaient les attirer. Stringfellow se redressa, prit une inspiration et courut vers l'ouest. En tous cas, une chose était sûr, ce n'était pas ce soir qu'il aurait sa partie de pêche et il n'était vraiment pas friand des parties de chasses, surtout s'il était la proie !