Bonjour tout le monde. Me voilà de retour avec une nouvelle fic longue. Peut-être la dernière sur ce fandom (et peut-être pas, c'est capricieux l'inspiration) car pour le moment je n'ai plus aucune idée. Et puis, d'autres muses me font de l'oeil de et du pied...
Cette nouvelle fic est moitié drame (tiens donc, c'est vraiment étonnant de ma part, non ?) moitié intrigue policière. A ce sujet, j'adresse tous mes remerciement à ELECTRE, qui a accepté de me servir de beta-reader sur ce texte pour lequel j'avais absolument besoin d'un regard extérieur.
Alors bonne lecture. Vous allez voir que cette fois encore on entre directement dans le vif du sujet.
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Il allait mourir et le savait. L'air s'était raréfié et il devait faire à présent des efforts pour respirer. Le bruit de sa respiration oppressée meublait seul le silence de mort, emplissant son étroite prison. Le poing qui paraissait lui comprimer le diaphragme accentuait sa pression. Bientôt il aurait aspiré les dernières goulées d'oxygène et alors il mourrait. Seul dans les ténèbres, ignoré à jamais. Jamais personne ne saurait ce qu'il était devenu. Il s'éteindrait sans adieu et sans espoir d'en recevoir jamais.
Quelques jours plus tôt, il s'en souvenait, il avait ardemment souhaité être mort à la place de l'un de ceux qui étaient tombés. Ç'aurait été une fin honorable. Surtout, ç'aurait été la mort du guerrier, sur le champ de bataille. Rien à voir avec cette lente asphyxie, plongé déjà dans le néant. Oh oui, avec quelle joie il aurait offert sa vie en échange de celle de l'un des siens ! Il n'aurait même pas demandé à choisir. L'un des trois, n'importe lequel. Car s'il éprouvait pour chacun d'eux un amour très différent, il les aimait cependant tous les trois.
Une larme roula le long de sa joue. Il ne prit pas la peine de l'essuyer. A quoi bon, surtout maintenant ? Il songea à son frère et à son oncle. A leurs corps étendus dans les salles de la montagne. Il aurait tout donné en cet instant pour être à leur côté. Même mort. L'éternité se refermerait sur eux mais ils seraient côte à côté. Le destin est parfois bien cruel. Il l'avait d'abord accusé de lui avoir pris tous ses proches (si l'on exceptait sa mère), en si peu de temps. Le laissant seul face à une tâche qui lui paraissait insurmontable. A présent il se disait que tant qu'à mourir, il aurait préféré mourir et reposer avec eux.
Ses poumons émirent un faible râle, protestant contre la faible quantité d'air qui leur parvenait encore.
Il ferma les yeux, espérant que tout serait terminé très vite.

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