HEYYYYY. Me voilà. Avec ma fameuse fic Sense8 dont je parle depuis mille ans (non, deux mois max mais c'est pareil). Je suis très contente d'avoir finalement commencé cette fic, j'avais hésité longtemps, parce que je sens que ça va pas être facile tous les jours, mais bon j'avais trop envie de l'écrire. JE RELEVE LE DEFI.
Quelques précisions sur la fic : Vous n'avez pas besoin d'avoir vu Sense8 pour comprendre cette fic et il n'y aura pas vraiment de spoil si vous envisagez de regarder la série. Je vous conseille toutefois de regarder le trailer de la première saison, juste pour avoir une idée de la série de base si vous êtes curieux :D
Quelques précisions sur les pairings (on va pas se mentir c'est LA question héhé) : IWAOI (SI CHOQUANT, OMG), KuroKen (SCANDALEUX), BokuAka (QUI L'EUT CRU ?) eeeeet SugaKiyo. Hihi. Sinon PEUT ETRE (je dis bien peut être) un peu d'AkiSae si j'arrive à l'intégrer dans le scénar', on verra.
Sinon, un merci IMMENSE à ma waifu Bymeha, qui m'a dit de regarder Sense8 il y a déjà un bon moment, et ça serait un euphémisme de dire que cette série à changé ma vie, voilà. C'est la meilleure série du monde si vous voulez mon avis, et vous devriez tous lui laisser une chance. BREF, Bymeha je t'aime fort et merci d'avoir relu mon prologue aussi, hihi.
Merci énorme aussi à Elliada, my girl, qui m'a permis d'avoir le point de vue de quelqu'un qui n'avait pas vu la série. Et parce qu'elle est cool. ILY.
Et pour finir merci à Thalilitwen, AsterRealm et Shakyla pour leurs encouragements quand je leur ai parlé de mon idée de fic, ça m'a donné du courage ! Merci à tous ceux qui vont lire ce prologue aussi, j'espère que ça vous donnera envie de lire la suite :)
Disclaimer : Haikyuu ! appartient à Haruichi Furudate et la série Sense8 appartient à Netflix. L'image de couverture est un scan de haikyuu que j'ai modifié avec photoshop (j'avais fait 8 versions je vous raconte pas la galère pour choisir lol) c:
PROLOGUE
CHICAGO
Akaashi détestait la musique électronique. Il préférait largement les groupes de rock, ou à la rigueur la musique classique quand son humeur s'y prêtait.
Il n'aurait jamais volontairement mis les pieds à un concert où le seul artiste présent passait des disques remixés, ce qui était à l'opposé de l'authenticité qu'il recherchait dans la musique.
Pourtant, il se trouvait bel et bien dans une salle de concert. Pire que ça, il était sur la scène – et personne ne semblait se rendre compte de sa présence.
Les néons l'éblouissaient autant que les haut-parleurs lui vrillaient les tympans. Désorienté, Akaashi se tourna vers le DJ, qui avait les yeux fermés, une main posée sur son casque et l'autre sur ses platines.
Comment avait-il atterri ici ?
Le dernier souvenir qu'il avait était de s'être endormi dans son lit après une éprouvante journée de service.
Akaashi se pinça le bras dans une vaine tentative de se réveiller chez lui, au milieu du silence confortable de son appartement. Rien n'y faisait : le refrain de la chanson reprenait de plus belle, et plus étrange encore, personne ne s'étonnait de la présence d'un homme en pyjama au milieu d'une scène de concert.
Il tâcha d'enregistrer autant d'informations qu'il le pouvait sur ce qui l'entourait. Premièrement, la salle où il se trouvait n'était probablement pas un endroit très légal. Il ne voyait pas le moindre agent de sécurité.
Un néon rouge au fond de la salle attira son attention. Il s'agissait d'un ascenseur. Ce dernier portait la mention « Lift » au lieu de « Elevator ». Il n'y avait qu'au Royaume-Uni qu'on utilisait cette dénomination. Akaashi sentit les battements de son cœur s'accélérer.
Il observa le DJ plus attentivement. Ses cheveux coiffés en pics et striés de mèches blanches ne devaient pas passer inaperçus dans la rue. Ce dernier ne l'avait toujours pas remarqué et mettait toute son énergie dans sa performance. Akaashi était trop paniqué pour faire attention aux paroles ou même à la mélodie de la chanson qui passait. Il voulait juste savoir ce qu'il fabriquait ici.
« Je ne peux pas être à Londres. J'habite à Chicago. »
À l'instant même où leurs regards se croisèrent, la salle de concert s'évanouit, et Akaashi se retrouva debout dans sa chambre. Il n'était pas allongé dans son lit ou même dans son canapé : il était parfaitement conscient, devant la baie vitrée de sa chambre.
- C'est quoi ce délire ? murmura t-il.
C'était comme s'il n'avait pas bougé, mais qu'on avait simplement changé le décor où il se trouvait une poignée de secondes plus tôt.
LONDRES
Bokuto s'affala dans le canapé le plus proche. C'était un sofa de couleur fuchsia, qui n'était assorti avec aucun des meubles du salon dans lequel il se trouvait.
C'était à la fois un inconvénient et un avantage de mener ce genre de vie. Bokuto n'avait pas eu de chez lui à proprement parler depuis un bon moment, mais il avait dû visiter une vingtaine d'appartements différents depuis le début de l'année. Konoha, Shirofuku et lui allaient là où ils pouvaient dans le réseau underground d'appartements de Londres. Certains étaient plus agréables que d'autres, mais ils n'avaient en général pas de quoi se plaindre. Les concerts de Bokuto étaient toujours plus populaires, et selon Shirofuku, il aurait pu jouer dans un supermarché sur un vieil ordinateur pourri que ça n'aurait rien changé à l'affluence.
- Je suis complètement crevé. gémit-il.
Konoha lui tendit une bière.
- Tu l'as bien méritée. T'as déchiré, ce soir.
Bokuto porta la bouteille à ses lèvres avec un sourire.
- Tu trouves ? Et au fait, c'était qui, ce mec sur la scène à côté de moi ?
Il était certain d'avoir aperçu un homme aux cheveux noirs pendant au moins une minute.
- De quoi tu parles ? ricana Shirofuku. Y'avait personne.
Bokuto fronça les sourcils.
- Un brun. Je l'ai vu à peine deux secondes, mais il était là. Peut-être un technicien ?
- Impossible, déclara Konoha en écrasant sa cigarette dans le cendrier. J'étais à l'étage. Personne n'est venu.
- On avait dit pas de joint avant les concerts, Bo. le taquina Shirofuku. Tu délires.
Le DJ haussa les épaules. Il lui arrivait bien trop de trucs bizarres ces derniers temps pour qu'il se formalise d'un incident pareil. Konoha et Shirofuku savaient probablement mieux que lui ce qui s'était passé sur la scène.
SÉOUL
Kiyoko méditait, debout sur les pierres grises du jardin qui entourait son dojo. Son kimono était plié avec soin sur une chaise le temps qu'elle termine ses étirements. Le soleil se levait à peine sur Séoul, et les reflets ocre de l'aube glissaient sur la mare qui sinuait entre les dalles du jardin.
Elle répétait les mêmes mouvements tous les matins, étirant avec grâce tous les muscles de son corps. Cette routine lui était indispensable pour donner ses cours de judo dans les règles de l'art, et elle lui permettait de commencer calmement sa journée.
Quelques minutes après le début de son étirement, un mouvement dans son dos la fit se retourner. Un homme à l'air désorienté se tenait de l'autre côté du cours d'eau, à la limite du jardin. Ses cheveux gris paraissaient encore plus pâles dans la lumière dorée de l'aube. Son visage aux traits harmonieux et presque enfantins contemplait Kiyoko d'un air aussi curieux que surpris.
Un battement de cils plus tard, il avait disparu. Kiyoko stoppa net ses mouvements de yoga et fit un tour complet sur elle-même à la recherche de l'homme qui était en face d'elle un instant plus tôt.
Le jardin était vide. Kiyoko n'avait entendu personne repartir – ni arriver, d'ailleurs - seuls les piaillements des oiseaux dans les arbres et l'eau qui jaillissait dans la mare troublaient le silence.
- Hitoka-chan ? appella t-elle.
Yachi apparut dans l'embrasure de la porte un instant plus tard, déjà habillée de son kimono.
- Oui, Kiyoko-san ?
Kiyoko remit ses lunettes.
- Qui était cet homme aux cheveux blancs ?
Yachi écarquilla ses yeux pâles. Kiyoko savait que son assistante et meilleure élève pouvait être distraite, mais elle avait forcément aperçu l'homme qu'elle avait vu. Il n'y avait aucun autre moyen de pénétrer dans le jardin que par l'entrée du dojo.
- Je n'ai vu personne. Où est-ce qu'il était ?
Perplexe, Kiyoko se retourna en direction de l'endroit où la silhouette avait disparu, au fond du jardin.
- J'ai dû confondre. Ne t'en fais pas.
Si elle ne tenait pas à inquiéter Yachi, Kiyoko savait très bien ce qu'elle avait vu. Elle ne croyait ni aux hallucinations ni aux fantômes. L'homme qu'elle avait aperçu était bien réel. Et s'il la cherchait, elle était convaincue qu'il finirait par revenir.
PÉKIN
Sugawara cligna frénétiquement des yeux, appuyé contre son plan de travail. Il serra et desserra le poing dans une tentative de vérifier s'il rêvait où non. C'était une bonne chose que les laboratoires soient quasiment déserts à cette heure matinale.
- Bon sang…
Sugawara avait senti le vent soulever ses cheveux et respiré l'odeur de l'herbe. Toutes les fenêtres de son laboratoire étaient fermées et la seule odeur qu'on pouvait déceler était celle du détergent.
Son environnement lui sembla soudainement vide et incolore, loin de là où il s'était trouvé quelques instants plus tôt. Et cette femme…elle semblait si calme, malgré l'absurdité de la situation. Elle n'avait pas esquissé le moindre sourire, mais sa simple présence lui avait apporté un étrange sentiment de sérénité.
Il n'avait pas la moindre idée de ce qui lui arrivait.
Il n'y avait aucune explication logique à la présence de cette femme, aucun moyen que Sugawara se soit trouvé dans ce jardin en même temps qu'il était au laboratoire, et pourtant…
Il était certain que ce n'était pas un rêve, et qu'il n'était pas fou non plus.
Tout ça avait beau être étrange, déroutant, incompréhensible – ça n'en restait pas moins réel.
TOKYO
Iwaizumi leva les yeux du dossier médical qu'il lisait en entendant un bruit étrange, comme un cri d'animal. Si Hanamaki recommençait ses imitations, il s'était nettement amélioré. Dommage qu'il soit médecin et non comique, chose qu'Iwaizumi allait se faire un plaisir de lui faire remarquer.
Cependant, au moment où il se levait de son fauteuil dans l'intention d'apostropher son intenable collègue, l'intégralité de son bureau disparut. Les portes vitrées et la moquette grise s'évanouirent pour laisser place à des toits en tôle et à un sol poussiéreux.
La rumeur d'une ville qui s'éveillait remplaça le calme de son bureau isolé. Iwaizumi fit un tour sur lui-même. Loin des nuages d'un morose après-midi à Tokyo, le soleil semblait tout juste levé. Et ce ciel, ce bleu dénué du moindre nuage de pollution…
La foule se pressait autour de lui, indifférente. Les gens qui l'entouraient transportaient des brouettes chargées de bonbonnes d'eau ou des paniers pleins à craquer de légumes. Stupéfait, Iwaizumi suivit un enfant des yeux jusqu'à ce qu'il sorte de son champ de vision.
- Qu'est-ce que…
- Hé, toi !
Son hallucination se dissipa au moment même où il vit une femme aux cheveux blonds lui faire signe. Il cligna des yeux, impuissant, alors que le décor familier de son bureau réapparaissait.
De retour dans son fauteuil, Iwaizumi se pinça l'arrête du nez. Il avait vraiment besoin de sommeil.
NAIROBI
Saeko mit sa main en visière pour se protéger du soleil. Plus aucune trace du médecin qu'elle avait aperçu. Son imagination lui jouait des tours, ce matin.
Son frère lui tapota l'épaule pour attirer son attention.
- Tu bloques le chemin, Saeko. Ca va ?
- Il est passé où, le type en blouse blanche ? Je l'avais jamais vu par ici.
Tanaka fronça les sourcils comme s'il la prenait pour une cinglée.
- Quel type ? T'as pris un coup de soleil ou quoi ?
- Oh, laisse tomber ! C'est rien.
Tanaka ne semblait pas convaincu le moins du monde.
- Tu vois des types en blouse blanche, quand même..
- Parle mieux à ta grande sœur, Ryu ! le réprimanda-t-elle en lui frottant le crâne.
- Ma grande sœur est cinglée ! lui cria-t-il alors qu'elle s'éclipsait.
Saeko trottina jusqu'à son bus d'un air guilleret. Elle n'avait pas rêvé. Peut-être que cet homme en blouse blanche était un signe. Un signe que tout aller changer.
Une fois assise au volant, Saeko inspira longuement, revigorée. Aujourd'hui, elle emmènerait le plus de passagers possible. Peu importe combien de clients elle aurait à convaincre, un jour elle ferait pâlir de jalousie tous les autres chauffeurs de la ville.
Il lui suffisait de persévérer.
OSAKA
La nuit était tombée sans même qu'Oikawa s'en rende compte. Les néons des immeubles d'Osaka scintillaient dans l'obscurité, et il passait et repassait devant eux sans les voir. Vêtu du même peignoir depuis deux bonnes heures, Oikawa faisait les cent pas dans sa chambre d'hôtel, son script à la main. Il n'avait même pas pris la peine de dégainer son sèche cheveux pour donner leur aspect habituellement parfait à ses mèches, qui lui retombaient sur le front sans la moindre grâce. Pour une fois, son apparence était le cadet de ses soucis.
- Tu crois que tu vas t'en sortir comme ça ? Non…Tu crois que tu vas t'en sortir comme ça ?! Non, non, ça va pas du tout.
Il avait passé une bonne partie de sa soirée à répéter son texte pour le tournage du lendemain. Il devait être parfait. C'était la première fois qu'il était retenu pour un film dont le scénario l'intéressait, et il n'avait pas le droit à l'erreur.
Oikawa s'arrachait presque les cheveux lorsqu'il aperçut un garçon aux cheveux décolorés dans la vitre de la chambre. Il en fit tomber son script, et avec lui, l'affiche du film. L'instant d'après, le garçon avait disparu.
- Merde. grimaça t-il en se baissant pour ramasser ses papiers. Les aliens m'envoient vraiment des signes.
Cette hallucination était la preuve évidente qu'il manquait de sommeil.
Yahaba allait le tuer s'il arrivait éreinté sur les lieux du tournage. Il avait plutôt intérêt à se mettre au lit immédiatement.
TOKYO
Kenma se massa les tempes. Il venait d'avoir une vision très étrange qui refusait de le lâcher.
Tout lui avait semblé si réel – encore plus que lorsqu'il était captivé par un film en 3D ou un casque de réalité virtuelle. La seule chose qui parvenait à le convaincre qu'il avait rêvé était sa présence dans le magasin d'informatique où il travaillait tous les jours.
C'était comme s'il avait été ailleurs l'espace d'un instant. Tous les détails de la scène étaient encore incroyablement vifs dans son esprit. Cet homme en peignoir qui répétait son texte, ses papiers qui lui avaient échappé des mains…l'affiche d'un film. Un nom en grandes lettres.
- Oikawa Tooru, murmura t-il. J'ai déjà vu ce nom quelque part.
La porte du magasin s'ouvrit avec un cliquetis métallique et Kenma releva la tête. Kuroo venait de rentrer avec leur repas du soir. Le sac en plastique qu'il tenait avait beau être fermé, Kenma pouvait déjà deviner l'odeur des nouilles. Il mourrait de faim.
- Tu m'as l'air ailleurs, observa Kuroo. Tout va bien ?
- T'as déjà entendu parler d'un type qui s'appelle Oikawa Tooru ? lui demanda Kenma en esquivant sa question.
Kuroo haussa un sourcil.
- C'est un acteur de films japonais à l'eau de rose. Pourquoi ? Je croyais que c'était pas ton truc.
Kenma fronça les sourcils. Le flyer qu'il avait aperçu dans sa vision était sans doute possible celui d'un film de science-fiction. Il délirait, c'était la seule explication. Probablement le manque de sommeil occasionné par les nuits blanches passées à jouer en ligne ou à écrire son blog.
- Pour rien.
Et voilà. Je promets rien pour l'instant pour le rythme des chapitres, on verra comment j'avance :) Surtout n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, c'est trèèès important pour ma motivation à continuer xD J'adore écrire cette fic, ahh. Je passe ma vie à y réfléchir pendant mon stage, ça fait passer le temps. BREF, j'espère que ça vous a plu et à bientôt pour la suite ? :D
Aeliheart974
PS : Regardez Sense8. Capheus mon chouchou.

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